AGEQUODAGIX

Agequodagix tente un essai de sédentarisation. C'est contraire à son idéologie nomade. Il le fait pour le plaisir de dialoguer. Dialoguer, c'est partir du point de vue de l'autre pour chercher un point de vue commun...

Nom : Agequodagix

mercredi, mars 29, 2006

Individuel ou communautaire ?

La nature humaine est à la fois individuelle et communautaire. Chacun de nous est issu d’un groupe au sein duquel il découvre son autonomie. Arrivé à maturité, chacun peut choisir son degré d’autonomie par rapport au groupe. Certains prônent l’individualisme, d’autres renforcent leurs liens communautaires. Pour simplifier, on peut dire que l’Occident est ivre de libertés individuelles, de droits fondamentaux et de démocratie, tandis que l’Islam ou l’Orient seraient soumis à la religion, à la communauté, oublieux des droits individuels, soucieux de devoirs communautaires, subissant benoîtement des contraintes dictatoriales ou théocratiques.

Hé, hé ! L’Occidental simplifié ci-dessus, est-il si libre que ça ? Ce qu’il conserve de communautaire, peut-il s’en dépêtrer ? Peut-il être renégat de son pays, de sa nation, de son Occident ? Le renégat en Islam (celui qui abandonne sa religion islamique) peut être puni de mort !

Essayez de renoncer à votre nationalité pour devenir apatride, rien que pour voir !

La mort administrative vous attend !!

lundi, mars 27, 2006

Libertinage.

Le blog de la délicieuse Longuesjambes est pour moi une source intarissable de remises en question et de réflexions ! Elle a découvert l’individualisme, l’hédonisme et le libertinage, et ce fut une surprise pour ses lecteurs après la longue narration d'une vie très originale, mais souvent gouvernée par des contraintes collectives, familiales et religieuses notamment.

Pour quelqu’un qui a dû se libérer des contraintes collectives, le libertinage est un aboutissement d’une quête d’autonomie totale dans le domaine des sentiments, du plaisir et de la vie terrestre.

Je me suis demandé quel était le contraire du libertinage !

Pas la fidélité conjugale : c’est bien le contraire de l’autonomie totale, mais ce n’est pas le contraire des sentiments, du plaisir et de la vie terrestre.

Pas la dépression : c’est bien le contraire des sentiments, du plaisir et de la vie terrestre, mais cela n’intervient que dans le cadre d’une grande autonomie individuelle. Chez l’individu qui ne se définit que comme membre d’une collectivité, sociale, politique ou religieuse, il n’y a pas de place pour la dépression individuelle.

Le contraire du libertinage, c’’est l’intégrisme religieux ou idéologique dans leurs versions les plus courantes ! : soumission totale aux impératifs collectifs, sacrifice de son individualité, et négation des sentiments, du plaisir et de la vie terrestre !!

Dans une perspective de choix dual entre le bien et le mal, entre la vie et la mort, le libertinage est le bien et la vie, et l’intégrisme, le mal et la mort.

Mais dans une perspective d’équilibre de type yin-yang, il s’agit de deux extrémismes !

Pour ceux qui se gardent des excès vitaux ou létaux, individuels ou collectifs, ceux qui recherchent le juste milieu, il y a d’autres voies. Mais pour ceux que l’équilibre ennuie et qui vont au bout d’eux-mêmes, comme individus, le libertinage est un must !

dimanche, mars 26, 2006

Horrificodateurs.

Je reviens de chez la délicieuse Longuesjambes qui vient de faire une terrible allergie aux horodateurs au point qu’elle les appelle, avec son orthographe fleurie, soit eurodateurs soit horrodateurs.

Pire encore, elle a failli, l’espace d’un instant, se brouiller avec son charmant compagnon pour cela. Mon penchant pour le dialogue, les relations humaines et une sociabilité librement choisie et assumée, me firent considérer, dans mes commentaires chez elle, qu’il était excessif de malmener une relation humaine à cause d’un combat concernant une relation avec les pouvoirs publics.

Mais elle a parfaitement raison quant à l’absurdité du paiement d’une redevance pour l’usage d’un service public.

En tant que nomade, j’évite au maximum les pouvoirs publics. Mais si les pouvoirs publics veulent être cohérents avec leurs principes de fonctionnement (ce qu’ils ne sont que très rarement !), tous les services publics devraient être gratuits. Les services publics doivent être payés par les impôts généraux (tva, impôts sur les revenus, taxes, douanes et accises) comme tout ce qui concerne l’intérêt général. Faire payer des services publics par les usagers consiste à faire payer des impôts, sous forme de redevances, à ceux qui utilisent ces services publics.

Or, si ce sont des services publics, c’est, le plus souvent, soit qu’ils rendent un service d’intérêt général à ceux qui ne peuvent pas se payer le même service de façon privée, soit qu’ils cherchent à encourager l'utilisation d'un service public plutôt que son équivalent privé, soit enfin qu’ils gèrent une partie du domaine public, public par définition.

En outre, la gestion de la redevance est souvent plus coûteuse que la redevance, étant donné l’incurie habituelle de la gestion étatique. Dans certains cas, cela a déjà entraîné leur suppression, comme pour la taxe sur les vélos. Certaines redevances peuvent se justifier si leur perception est simple et si elles ont un effet bénéfique supérieur aux effets néfastes. La redevance pour un sac poubelle à déchets non-triés est facile à mettre en œuvre et permet de rendre le public attentif à la gestion des déchets. Elle ne semble pas générer plus de déversements sauvages qu’auparavant. Mais par contre :

Les transports en commun permettent à ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir un véhicule privé de circuler néanmoins. En outre, dans les grandes villes, ils réduisent le trafic et la pollution automobile. Il faut donc encourager l’usage de ce service public par la gratuité. Ce service public de transport en commun est par ailleurs peu rentable et donc subsidié. Les subsides de l’Etat sont bien supérieurs à la contribution des usagers. On en arrive à ce paradoxe : les subsides paient le transport, et le ticket paie le ticket ! En effet les investissements et frais de fonctionnement des transports en commun sont payé par les subsides. Et la contribution des usagers sert à payer les frais administratifs, comptables, informatiques, l’infrastructure informatique et bureautique, la billetterie automatique, les contrôles, les administrateurs, cadres et employés, leurs bureaux, la publicité pour inciter les usagers à utiliser un service public payant…Bref, le ticket paie le ticket ! Absurde n’est-il pas !

La radio et la télévision donnent accès à tous, même aux plus pauvres, aux informations et à des loisirs audio ou vidéo qui se veulent de bonne qualité.

Un minimum d’eau pure et d’électricité sont indispensables à une vie décente.

Et pouvoir se parquer en ville pour une durée limitée peut si facilement être réglé gratuitement par le bon vieux disque de stationnement qui permet à chacun de faire ses achats en ville et de payer ainsi généreusement son usage de la voie publique par la tva sur ses achats ! A moins que ce ne soit pour renouveler sa carte d’identité à puce, ou autre formalité administrative, pour conduire un enfant à l’école, ou renforcer des liens sociaux avec d’autres citadins, activités louables aux yeux de l’Etat, qui ne devraient pas être payantes pour ceux qui choisissent de payer des taxes automobiles et des accises sur l’essence plutôt que les absurdes redevances pour un transport public souvent inadapté.

mercredi, mars 22, 2006

Nomadisme !

En fait, je me sens idiot avec mon énième blog d’opinion. Les pionniers du genre étaient estimables et se sont construit une audience, poussés par l’esprit pionnier. Mais aujourd’hui, les blogs ne sont plus le Far West, mais Hollywood. Tout le monde connaît, tout le monde y va ! Alors, encore un forum sur des sujets beaucoup mieux traités par Ubu ou Gorgo ? Encore une vie pleine d’humour, d’intelligence, de découvertes et d’aventures comme celles de Longuesjambes, Zelda ou Fun ? Encore un site libertin ! Encore un colporteur de hoaxs ? Encore des polémiques extrémistes et monolithiques où ne restent que les convaincus d’avance, comme chez Méli, Satanismes ou Extrémismes en tout genre ? Encore des existences qui se cherchent comme Oli ou Eye ? Encore de l’évasion comme chez Nuages, du charme et de la gentillesse comme chez Pivoine, des lieux communs comme chez J.58 ou Quinqua, des pronostics de foot comme chez Marcel…
Si le Net est cet espace de liberté ouvert à tous, le nomade que je suis devrait pouvoir continuer à traîner sa roulotte dans les parcs et châteaux comme dans les jardinets, les terrains vagues ou les décharges municipales, sans qu’il me soit reproché de ne pas me sédentariser, de ne pas avoir d’adresse fixe. Je suis joignable chez ceux qui acceptent mes commentaires. C’est quand même plus facile que de rajouter un lien vers des favoris ou de devoir visiter un estimable internaute de plus !
Le plus sympa, c’est ces liens et ces favoris… Mais comment fait-on ici ? Dois-je changer d’hébergeur. J’aurais voulu compter mes visiteurs, me faire juger excellent ou mauvais. Prendrais-je goût à l’internautisme blogant ?

mardi, mars 21, 2006

«Soyez gentils avec les fumeurs. Ils paient pour les non-fumeurs ! »

Et ils vivront moins longtemps qu’eux, dix ans de moins, environ. Etant donné la longévité de nos populations, ces dix années sont, en moyenne, des années de pension. Si nous additionnons le total des taxes qu’un fumeur paie durant sa vie sur chaque cigarette, avec l’économie de dix ans de pension que l’Etat ne leur paiera pas, le fumeur contribue largement au bien-être des non-fumeurs et au financement de l’Etat. En effet, soigner un fumeur en fin de vie coûte environ le même prix que soigner un non-fumeur plus âgé de dix ans. Ce dernier souffrira, mais dix ans plus tard, d’affections différentes de celles du fumeur mais entraînant néanmoins la mort après des soins adéquats et coûteux.

Soyez sages, les enfants !

Les parents disent " soyez sages, les enfants !". Mais les enfants ne sont pas sages, ce n'est pas dans leur nature, et ils ne savent pas que leurs parents ne seront jamais sages non plus! La sagesse est-elle dans la nature de l'homme? La folie est bien plus dans sa nature et les enfants doivent donc apprendre à être fous! Ils ne le savent pas. Ils s'efforcent d'être sage, n'y arrivent pas, et leurs fous de parents en font ce qu'ils veulent, puisqu'ils ne satisfont jamais à une condition primordiale impossible, "être sages". Mais les enfants seraient sages d'être fous! Quelque part au fond d'eux même, les enfants savent ce qui est bon pour eux, par exemple, ne pas trop croire ce que disent les parents! Chaque mot est chargé de son contraire et donc porteur de contrariété. Alors ils écoutent le ton des mots, reproches, affection, énervement, attendrissement, et adoptent un ton contrariant... ou non!

Cage en cage.

Une fois que tu as ouvert le dernier verrou de ta cage, la voie est libre. Mais elle s’ouvre aussi bien sur ceux qui ont ouvert leur dernier verrou que sur ceux qui sont encore en cage. Si la cage est suffisamment vaste, certains ne se rendent pas compte qu’ils sont en cage. Ils croient que c’est toi qui es derrière les barreaux. Comment sais-tu quand tu rencontres une autre barrière, si c’est toi qui as encore une porte à ouvrir ou si c’est l’autre, ou si une clôture infinie vous sépare ? La cage que tu as ouverte est peut-être dans une autre cage, plus grande, très grande parfois !
Que faire si celui que tu désires est dans une cage, et s’y sent bien ? Le désir se rit des barreaux ! S’il est de l’autre côté d’un mur infini ? S’il est hors de la cage que tu crois être la sienne ? Le rejoindre dans son univers ou lui demander de quitter le sien ?

Politiquement correct et correctement argumenté.

En démocratie, l’opinion de la majorité l’emporte.
L’opinion de la majorité est alors considérée comme « politiquement correcte ».
Le politiquement correct est la mort de l’esprit critique. L’opinion non-conforme doit pouvoir s’exprimer.
Le politiquement correct est la mort de l’argumentation. L’opinion la plus cohérente doit pouvoir l’emporter plutôt que l’opinion majoritaire.
En démocratie, grâce au système des votes, l’opinion conforme, même si elle est incohérente, l’emportera sur une opinion non-conforme, même si elle est plus cohérente.
En démocratie, pour convaincre, chacun préférera répéter une opinion plutôt que de l’argumenter ou la démontrer.

Votez pour Don Quichotte !

Dans « l’Homme de la Mancha » de Dale Wasserman, Don Quichotte illustre avec passion que « les faits ne sont que les ennemis de la vérité », ou encore, « alors que la vie elle-même est démente, qui de nous peut dire où se trouve la folie ? Trop de bon sens, n’est-ce pas aussi de la folie ? Chercher des trésors là où ne se trouve que la boue, n’est-ce pas pure folie ? Et la folie suprême n’est-elle pas de voir la vie telle qu’elle est et non telle qu’elle devrait être ? ». Et j’éprouve une admiration sans borne pour le personnage de Don Quichotte. Il poursuit sa quête idéale au mépris des faits.

Je serais néanmoins très inquiet, si un personnage tel que lui avait le moindre pouvoir politique.

Pourtant il ne fait que répondre aux questions essentielles que se pose tout homme sur la vie, l’amour, la mort, les autres… A ces questions les scientifiques apportent peu de réponses satisfaisantes.

Les hommes qui exercent un pouvoir sont le plus souvent des hommes ordinaires, soucieux d’agir au mieux sur la vie, l’amour, la mort et les autres, de poser des actes, qui deviendront des faits. Ce ne sont le plus souvent pas des hommes d’idées, des manipulateurs de concepts abstraits de haut niveau. Le mode de sélection de ces hommes de pouvoir fait qu’ils se rapprochent beaucoup de la moyenne de la population. Et leur domaine de compétence et d’action les occupe trop pour avoir le temps de spéculer intellectuellement, même s’ils en ont la capacité. Ils ont répondu pour eux-même à ces questions essentielles et agissent sur les autres en fonction de leurs convictions, puisqu’ils ont le pouvoir de le faire. Ils seront donc intolérants parce que convaincus !

Comment faire pour que ceux qui manipulent si bien les idées au point qu’ils en deviennent tolérants, puissent un jour exercer le pouvoir qu’exercent les hommes d’actions, et créer un monde tolérant ?

Je n’arrive pas à sortir du paradoxe : si un homme d’idées devient un homme d’action, ce n’est plus un homme d’idées mais un homme d’action, et il se comportera comme tel.

C’est une question ! Je n’ai pas de réponse.

Le musulman…

Le musulman, en Occident, occupe largement les emplois peu qualifiés ou peu rémunérés, les cpas, les bureaux de chômage, les prisons, les centres de rapatriement.
Le musulman, en Occident, est accusé de profiter honteusement des largesses sociales et de l’hospitalité de l’Occident.
Le musulman, en Occident, est considéré comme un parasite.
Le musulman, dans son domicile occidental, voit ses traditions festives contestées en faveur des droits inaliénables du mouton occidental. (Aïd !)
Le musulman, dans ses propres pays islamiques, subit la domination d’états dictatoriaux et théocratiques.
Le musulman, dans les affaires intérieures de ses pays islamiques, subit l’ingérence des Occidentaux. (Afghanistan, Irak !)
Le musulman, dans ses seules richesses pétrolières, subit la domination des compagnies occidentales ou pro-occidentales.
Le musulman, dans le monde, fait partie d’un des groupes idéologiques les plus pauvres.
Le musulman, au point de vue militaire, ne représente pratiquement rien.
Le musulman, sur les territoires qu’il occupe, se voit refuser un Etat, là où l’Occident se voit accorder un Etat. (Israël, Palestine !)
Le musulman, dans les médias occidentaux, est caricaturé en suppôt de Mahomet, le terroriste. (Jyllands Posten !)
Le musulman, dans l’esprit des Occidentaux, est coupable de tout ce qu’il subit.
Le musulman, dans l’esprit des extrémistes occidentaux, est responsable de tous les maux de l’Occident.

Mais, heureusement…

Le musulman, dans les mosquées, est un surhomme qui va conquérir le monde.
Le musulman, après une vie terrestre misérable, jouira d’une vie céleste éternelle et radieuse.
Le musulman, au foyer, est supérieur à sa femme, mais pas à sa mère !
Le musulman, quand il le veut, est un surdoué de la logistique. Son opération de médiatisation planétaire « Twin Towers » est un modèle jamais égalé pour un coût en vies humaines dérisoire par rapport au résultat médiatique obtenu.

Si vous voulez mon avis…

Le musulman est bien brave…
Le musulman est prêt à échanger trois barbichus hystériques, contre une douce et compréhensive médiatrice, et deux chameaux…

Islamisme

L’Islam est pauvre et frustré. Même l’Asie non musulmane et l’Amérique du Sud ont un revenu par tête deux à trois fois plus élevé que le revenu par tête de l’Islam, pétrole compris.
Et personne ne va lever le petit doigt pour aider l’Islam, sauf à leur piquer leur pétrole.
Alors, soyons gentils avec eux. Ne les accablons pas plus qu’ils ne le sont déjà. Laissons-les fanfaronner. Leur terrorisme, même spectaculaire, est tellement moins nocif pour l’Occident que la cigarette, la voiture, ou l’obésité. Et s’ils se risquent dans la voie militaire ou nucléaire, ils vont vraiment en prendre plein la g….
Si nous voulons vraiment les aider, n’exacerbons pas leurs frustrations en les caricaturant. N’utilisons pas leur extrémisme verbal. Ne jouons pas le jeu de ceux qui les diabolisent pour masquer les vrais problèmes de l’Occident.
Trouvons d’autres voies !!

dimanche, mars 12, 2006

Nomadisme?

Faut-il publier un blog ? N’y en a-t-il pas suffisamment sur lesquels intervenir ? Par peur du soliloque sur blog à soi tout seul, je suis intervenu sur quelques blogs qui me plaisaient. Il m’a parfois été reproché de ne pas avoir d’adresse à moi. Particulièrement si mes interventions ne plaisaient pas. Je plaidais le nomadisme, le droit de ne pas avoir d’adresse fixe, le droit de ne pas me sédentariser. Et j’ai compris pourquoi « les gens du voyage » volaient des poules et mendiaient, pourquoi ils se voyaient réserver les bonnes places sur les décharges municipales et pourquoi la solution bien-pensante à leurs problèmes passait par la sédentarisation. Je fais donc un petit essai de sédentarisation !